Réveil lent, dans une chambre ouverte sur le jardin. Les rideaux en lin flottent à peine, portés par l’air chaud du matin. Le ciel est clair, les oiseaux chantent doucement, et les premiers rayons du soleil filtrent à travers les feuilles du bananier.
J’ai glissé les pieds dans mes sandales, et j’ai marché doucement jusqu’à la petite cuisine extérieure. J’ai découpé une mangue bien mûre, préparé un café fort, et je me suis installée sur la terrasse, les jambes croisées, encore un peu engourdie de la veille.
J’aime cette sensation d’être loin de tout, mais intensément là.
Le bruit des scooters au loin, les offrandes fleuries déposées au sol, l’odeur de l’encens et du café… Tout semble suspendu.

Aujourd’hui dans mon tote bag :
- un paréo noué comme une robe,
- de l’huile de coco pour les cheveux,
- un carnet souple avec quelques pages gribouillées,
- un petit flacon d’huile essentielle d’ylang-ylang,
- et mon appareil photo argentique (même si je shoote tout en digital).
Je vais marcher jusqu’au warung du coin, m’asseoir sur un tabouret bancal et commander un jus de pastèque.
Je ne suis pas pressée.
C’est ça, Bali. Une invitation à ralentir.